Consulter sans ordonnance, c’est désormais possible

Le Département de la Seine Maritime est un territoire test pour la mise en place de la consultation en accès direct chez votre kinésithérapeute. Celui-ci doit être adhérent à CPTS (Communauté Professionnelles Territoriales de Santé) ou une MSP (Maison de Santé Pluriprofessionnels) local.

Chez KSO Rouen vous pouvez désormais consulter votre kinésithérapeute du sport dans le cadre de vos douleurs musculo-squelettiques et rachidiennes sans ordonnance. Les modalités de prise en charge sont inchangées.

Si un diagnostic médical existant a déjà été établi, le nombre de séances sera évalué en fonction de l’évolution.

S’il n’y a pas de diagnostic médical préalable à votre motif de consultation, un maximum de 8 séances peut être effectué avant un réadressage vers votre médecin généraliste ou un spécialiste.

Pourquoi faire une analyse biomécanique de la foulée en course à pied ?

Que vous soyez coureur débutant, amateur passionné ou athlète confirmé, votre foulée est unique. Elle reflète votre posture, votre mobilité, vos forces (et faiblesses) musculaires, ainsi que vos schémas moteurs. Une analyse biomécanique de la foulée permet de mieux comprendre comment votre corps fonctionne en mouvement — et comment l’optimiser pour courir plus efficacement, plus confortablement et surtout, sans douleur.

Une approche professionnelle, fondée sur la science du mouvement

En tant que kinésithérapeute spécialisé dans l’analyse du geste sportif, je vous propose une évaluation complète et personnalisée de votre foulée. Grâce à des outils d’observation vidéo, des tests cliniques et des conseils individualisés, nous identifions ensemble les éventuels déséquilibres ou défauts techniques pouvant être à l’origine de blessures (passées ou récurrentes), ou limitant vos performances.

Pour qui ?

Quels bénéfices ?

Un investissement pour votre santé et vos performances

L’analyse de la foulée n’est pas réservée à l’élite. Elle s’adresse à tous les coureurs soucieux de mieux connaître leur corps, d’améliorer leur technique et de courir plus longtemps, avec plaisir et sérénité.

Ostéopathie VS Kinésithérapie : Quelles différences ?

L’ostéopathie est une pratique holistique (prise en charge globale) de première intention à accès direct dont le principale objectif est de soulager des troubles/symptômes fonctionnels tels que des douleurs sur l’appareil musculo squelettiques (douleurs membres inférieurs supérieurs), des troubles viscéraux (ballonnement, constipation etc…) rachidiennes ou même crâniennes (torticolis, lumbagos, migraine, maux de tête, céphalés..).

L’ostéopathe, une fois après avoir écarté toutes origines systémiques/organiques/lésionnelles qui relèvent d’une prise en charge médicale, peut soulager ces symptômes par des manipulations qui ont pour but de désensibiliser la zone douloureuse en modulant les symptômes décrit par le sens du toucher et la remise en mouvement. L’ostéopathe se doit également d’expliquer, de communiquer et d’éduquer les patients sur la littératie en santé.

La kinésithérapie est une profession paramédicale et prescrite par le corps médical afin de rééduquer/récupérer une perte de fonction associée ou non à une douleur. Le kinésithérapeute vous accompagne pour la récupération :

En fonction du bilan initial, le kinésithérapeute établit un programme personnalisé comprenant l’usage de la thérapie manuelle, la réalisation d’exercices et d’éducation thérapeutique.

Le cadre législatif est différent, l’ostéopathe n’est pas une profession de santé et la formation peut être différente selon les écoles. En revanche, la formation en kinésithérapie est réglementée par l’état et la tarification est conventionnée avec l’Assurance Maladie.

L’ostéopathe fixe ses honoraires librement. Une prise en charge peut être faite par votre mutuelle santé.

Les avancées en recherche scientifique ont fait évoluer les pratiques et les connaissances.
Une pratique moderne et actuelle se dit EBP (evidence based practice: une pratique basée sur les preuves). Le patient est l’acteur principal de sa prise en charge. Le thérapeute proposera un traitement qui tiendra compte des recommandations scientifiques, de son expérience clinique et des spécificités du patient.

Douleur référée

La zone de la douleur n’est pas toujours la zone qu’il faut traiter

La douleur référée est décrite comme une douleur qui se propage aux régions du corps éloignées du site de la stimulation nocive. Elle est à dissocier des douleurs causées par la stimulation d’un nerf ou d’une racine nerveuse. Pour faire simple c’est ressentir une douleur à distance de la zone où le corps produit un message nocif.

 

Théorie d’explication du phénomène : 

 

Ce sont ces phénomènes qui expliquent pourquoi lors d’un infarctus du myocarde, la douleur peut être ressentie dans l’épaule et le bras gauche et aux mâchoires.

 

La douleur référée peut provenir de presque toutes les structures de la colonne vertébrale (disque intervertébrale, articulation à facette, articulation sacro-iliaque). Il est difficile de « cartographier » les zones référés de chaque élément anatomique car la douleur référée d’origines différentes se chevauche souvent (ex : le disque L4-5 et l’articulation sacro iliaque peuvent tous les deux provoquer une douleur référée dans la partie postérieure de cuisse et du mollet). De plus, des variabilités inter individus sont possibles.

Ainsi des douleurs au niveau du membre supérieur peuvent provenir de colonne cervicale et thoracique. Des douleurs au niveau du membre inférieur peuvent provenir de la colonne lombo-sacrée.

Comme vous l’aurez compris la douleur postérieure de cuisse n’est pas toujours « le sciatique qui tire ». Par conséquent, lors du bilan initial, votre kinésithérapeute peut faire un examen clinique de la colonne pour évaluer sa possible implication dans les douleurs de membres mais il peut aussi évaluer une hanche pour une douleur de genou, etc.

Lors de votre consultation avec votre kinésithérapeute ou ostéopathe, parlez-en. Rendez vous au 16 rue marie curie 76000 ROUEN au cabinet KSO KINE SPORT OSTEO.

 

Source : Jin Q, Chang Y, Lu C, Chen L, Wang Y. Referred pain: characteristics, possible mechanisms, and clinical management. Front Neurol. 2023 Jun 28;14:1104817. doi: 10.3389/fneur.2023.1104817. PMID: 37448749; PMCID: PMC10338069.

Illustration : Photo by Inge Poelman on Unsplash

TENDINOPATHIE / TENDINITE : Ce qu’il faut savoir

Les douleurs tendineuses sont appelées tendinites/tendinopathies laissant penser étymologiquement à une inflammation du tendon ou à une pathologie du tendon. Ce n’est pas toujours le cas, on parle désormais de tendon réactif/douloureux sur un premier épisode douloureux.

Très couramment diagnostiqué lors de de consultation médicale/paramédical les erreurs de diagnostics sont fréquentes et la multiplication des traitements pour calmer la douleur peuvent être inefficaces ou sujets à la récidive des douleurs. 

Un tendon est une structure élastique qui transmet la force de contraction d’un muscle à l’os pour nous faire bouger. Il s’apparente à du caoutchouc très résistant avec des capacités de ressort très puissant. Leur résistance et leurs capacités de ressort est définit pendant la croissance. Ils ont une grosse capacité d’adaptation. Mais les tendons n’aiment pas le changement. Que se soit la suractivité ou l’inactivité, ce sont les changements de contraintes sur un temps restreint qui déclenche les douleurs tendineuses. 

Comme nous avons pu le voir dans un précédent post « cf blessure dans le sport » il y a deux modes de déclenchement pour un tendon réactif/douloureux : 

Les tendons n’aiment pas le changement mais ils sont doués d’une capacité d’adaptation très forte

Lors de l’excès d’activité, le corps remplit d’eau le tendon pour protéger les fibres tendineuses des contraintes trop fortes que l’on applique. C’est ce qui explique le gonflement que l’on peut observer sur les phases douloureuses. 

 

Quelle prise en charge mettre en place ?

Les recommandations scientifiques actuelles sont les suivantes : 

  1. Remettre en contrainte progressivement le tendon par des exercices progressifs et réguliers : 
    1. Mise au repos relatif selon intensité de la douleur et de courte durée selon le délai de prise en charge
    2. Contractions fortes en statique
    3. Contractions fortes et lente dans toutes les amplitudes du geste concerné
    4. Retrouver la répétition des gestes fonctionnels sportifs ou du quotidien sans douleur et sans récidive.
  2. Optimiser les capacités du corps à l’adaptation tendineuse : 

 

ATTENTION : 


 

Cas particulier :

Les éléments décrits précédemment répondent à la grande majorité des douleurs tendineuses. Il existe des affections tendineuses plus rares. 

Le lien est facile d’un tendon fragile qui se rompt sur un effort intense chez un sportif. Mais on retrouve dans la population générale des personnes sédentaires avec des ruptures de tendon d’épaule diagnostiquées de façon fortuite ne décrivant pas de douleur. Des personnes sédentaires peuvent se rompre un tendon Achille sur un effort de montée des escaliers ou une pente raide. 

 

 

 

Dans tous les cas, le diagnostic et le traitement sont singuliers et dépendent de chaque patient. Au cabinet KINÉ SPORT OSTEO (KSO), notre expertise dans le domaine musculo squelettique permet une prise en charge de qualité dans ce domaine que se soit dans le cadre professionnel, personnel ou sportif.

Les blessures dans le sport : MISE AU POINT

Nous allons aborder dans cet article les douleurs que peuvent ressentir les sportifs, au cours d’une saison, quel que soit le niveau de pratique. Il est fréquent que ces douleurs soient cycliques et récidivent au sein d’une ou plusieurs saisons. Elles sont souvent associées par l’intéressé comme une blessure et corrigées par le repos et des adjuvants thérapeutiques auto prescrits.

La plupart des blessures ne répondent pas au modèle d’une lésion tissulaire (os, ligament, muscles, tendons etc…) comme il a été et est encore souvent décrit par des professionnels de santé du monde du sport.

Alors d’où vient cette douleur ?

Lorsque les contraintes mécaniques que nous appliquons à notre corps dépassent notre capacité à les absorber. (Figure 1)

Comme vu dans un article précédent, la douleur est créée par le cerveau en fonction de plusieurs paramètres.

Un de ces paramètres est d’atteindre/dépasser la capacité d’adaptation d’une structure du corps (os, ligament, muscles, tendons). En fonction de la pratique sportive, des gestes de la vie quotidienne et professionnelle, nous sollicitons mécaniquement les structures de notre corps.

L’augmentation trop rapide ou fréquente de ces sollicitations amène parfois à dépasser la limite d’adaptation de nos structures anatomiques : Nous ressentons alors la douleur. Pour autant ce n’est pas une blessure, juste un signal d’alarme de notre corps. La connaissance de soi et de ces principes physiologiques vous permettront d’identifier les causes d’augmentation de contraintes mécaniques de vos douleurs (Figure 2).

Classiquement, nous nous focalisons sur l’évènement le plus proche du ressenti de la douleur afin de définir la causalité de la blessure, même en aigüe. Une charge d'entraînement stable mais avec des contraintes de la vie socio professionnelle qui augmentent peut amener une blessure. (Et inversement).

Il se peut que l’augmentation des contraintes ne soit pas la cause. Notre capacité à absorber ces contraintes diminue (Figure 3). Nous ressentons alors la douleur. Pour autant ce n’est pas une blessure, juste un signal d’alarme de notre corps. Vous pouvez identifier ces paramètres en étant attentif au contexte dans lequel les douleurs surviennent.

Pour une charge d'entraînement stable, un sommeil perturbé, un état de fatigue prolongé, une période de stress intense et prolongé diminue nos capacités de récupération et donc le déclenchement d’une douleur/blessure.

Ce modèle simplifié reprend les données probantes des dernières études scientifiques Elles peuvent vous permettre de comprendre et d’identifier la cause de vos douleurs/blessures.

Le diagnostic, le traitement et la prévention des récidives de vos blessures sont notre domaine d’expertise au cabinet.

Nociception et douleur : deux choses bien différentes

LA NOCICEPTION est la fonction permettant au cerveau d’intégrer un stimulus potentiellement nocif via l’activation de nocicepteurs. Nous pourrions donc facilement penser que plus « la blessure-lésion » est grave, plus les nocicepteurs s’activent et plus c’est douloureux. Malheureusement, ce n’est pas aussi simple et linéaire que cela. 

LA DOULEUR est «  expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle ou décrite dans ces termes ». La douleur est une perception, elle est la synthèse d’un processus cognitif complexe au niveau du cerveau. Cette perception prend en compte la nociception bien sûr mais pas seulement.

 

LE CONTEXTE DE SURVENU, L’HISTOIRE PERSONNELLE, LA FATIGUE, L’ANXIETE, LES CROYANCES, LA CHARGE MENTALE et EMOTIONNELLE sont des facteurs (non exhaustifs) pris en compte par le cerveau pour dégager une perception douloureuse. 

Ainsi, la douleur est modulée par une multitude de paramètres.

Ces notions permettent de comprendre que l’intensité douloureuse

n’est pas toujours proportionnelle au niveau de « blessure - dommage » tissulaire.

 

Source : Pallot, Adrien. Osinski, Thomas. (2022) « Rééducation des patients douloureux ». Elsevier Masson.

Ressources pour aller plus loin et en savoir d’avantages sur la douleur : le site internet « retrain pain » 

 

Les entorses

C’est quoi ? 

C’est une blessure pouvant aller du simple étirement au déchirement des structures ligamentaires. 

Les entorses ne sont pas graves mais nécessitent une prise en soin rapide et adéquate afin de favoriser la bonne récupération pour un retour à 100% aux activités. 

Le corps va activer plusieurs processus pour optimiser la guérison qui sont physiologiques et normaux :

Ces réactions naturelles du corps humain après une blessure sont normales ; il ne faut pas chercher à aller à l’encontre de ces phénomènes au risque de ralentir la cicatrisation et retarder le bon rétablissement.

 

A éviter ou à limiter :

Glace / attelle / anti-inflammatoire : agissent contre le processus naturel de cicatrisation du corps humain. Ils sont à utiliser SEULEMENT en cas de douleur trop intense pour leur effet antalgique :

 

Je fais quoi ?